La crypte archéologique et le baptistère de Grenoble / IVe - Xe siècles
Les fouilles menées, à partir de 1989, place Notre-Dame à Grenoble ont permis de mettre au jour des vestiges paléochrétiens de première importance et d’appréhender sous un angle nouveau l’histoire religieuse de la ville. Au centre de ces découvertes se trouve un baptistère dont la cuve témoigne, dans ses différents états retrouvés, des évolutions de la liturgie du baptême aux premiers temps chrétiens. Accessible depuis le rez-de-chaussée du musée, le circuit de visite de la crypte archéologique offre au visiteur une véritable plongée dans le Grenoble des IIIe et IVe siècles, et lui permet de s’approcher au plus près du baptistère millénaire.
La ville
La ville, située en bordure de la rive gauche de l’Isère, proche des contreforts du massif de la Chartreuse, était fermée par cette enceinte fortifiée d’une longueur de 2000 mètres environ, composée de murs d’une hauteur de 9 mètres et d’une largeur de 4,50 mètres, de trente tours défensives et de deux portes d’entrée.
Les remparts
L’entrée de la crypte archéologique est située au sous-sol du musée, au niveau même du sol de la ville de Cularo, l’antique Grenoble, qui se voit doter d’un rempart à la fin du IIIe siècle. On distingue une partie du rempart, le mur avec son parement de petits moellons de pierre équarris et une des tours qui composaient cette fortification.
Les vestiges de Cularo
Pénétrant dans la ville intra-muros par la poterne (porte antique aménagée pour les piétons), on découvre les vestiges de la ville antique de Cularo, place Notre-Dame, sous laquelle se trouve le site. Si des traces de bâtiments civils ont été mis au jour, les fouilles ont principalement révélé les vestiges du baptistère construit à la fin du IVe siècle. Au premier plan, on distingue les bases de murs d’une salle annexe du baptistère ; au fond, les vestiges de la partie centrale du baptistère constituée par la cuve baptismale.
La cuve baptismale
Au cœur de l’édifice du baptistère se trouve la cuve baptismale. Au cours de ses cinq siècles d’utilisation, l’édifice a fait l’objet de transformations liées à l'évolution des pratiques. Dans les premiers temps, la piscine baptismale est une cuve, de plan carré, profonde de 75 cm environ. On pratique alors le baptême par immersion. Avec l’évolution de la liturgie et la pratique du baptême par aspersion, la cuve est réduite et l’aménagement du lieu connaît des embellissements conséquents.