. Grenoble. Visions d'une ville. Peinture, dessins, estampes - novembre 2007 - avril 2008
. Henriette Gröll (1906-1996), oeuvres de maturité - novembre 2006 - mai 2007
. Une année à Roissard, photographie Emmanuel Breteau - juin 2006 - septembre 2006
. Alexandre Debelle, Itinéraire d'un paysagiste, oeuvres inédites - février 2006 - mai 2006
· François Guiguet, Extraits de la collection du musée de Corbelin Isère - octobre 2005 - janvier 2006
. Carcasses - juin - septembre 2005
· Le patrimoine de l'Isère en BD - novembre 2004 – mai 2005
· Peintre(s) à Proveysieux - octobre 2003 – mai 2004
· Chroniques pontoises - juin – septembre 2003
· Chartreuses d'Europe - octobre 2002 – mai 2003
· Faciès, chronique du foyer de la rue Très-Cloître à Grenoble - juin 2002 – septembre 2002
· Abbé Calès, un homme, un peintre - septembre 2001 – avril 2002
· Triptyque de la Tour du Pin - avril 2000 – juillet 2001
Grenoble. Visions d'une ville.
Peintures, dessins, estampes
Du 17 novembre 2007 au 14 avril 2008
Grenoble fait partie de ces villes qui ont retenu l’attention des peintres. En témoignent les œuvres de William Turner, Auguste Ravier, Jules Flandrin, Johan Jongking, Charles Bertier, Théodore Ravanat, Isidore Dagnan, etc., présentées au musée. Une exposition exceptionnelle où de grands artistes livrent leurs visions de la ville.
En juxtaposant à la richesse des premiers regards des artistes topographes, l’imagination et la sensibilité des paysagistes, le musée propose un voyage dans le temps et dans l’espace à travers des vues réalisées en peintures, dessins et estampes, de la fin du XVIe siècle au début du XXe siècle. Celles-ci constituent une précieuse source iconographique et documentaire sur la cité et sa rivière, les fortifications, les places, les monuments ou encore la vie quotidienne des Grenoblois au fil du temps. Les visages de Grenoble, à chaque siècle différents, témoignent non seulement des transformations de la cité mais aussi de l’évolution du « sentiment » du paysage et de sa représentation dans les arts figurés.
L’exposition, composée de 80 œuvres, provenant de collections privées et publiques régionales, nationales et internationales, compose un corpus de références artistiques et historiques. A l’appui de ce riche panorama que nous livrent les artistes, à travers leur vision intellectuelle et rêvée de la ville, l’exposition invitera tout un chacun à redécouvrir la ville, sa ville.
Henriette Gröll (1906-1996)
Oeuvres de maturité
Du 11 novembre 2006 au 21 mai 2007
Henriette Gröll, née à Grenoble en 1906, décédée à Sassenage en 1996, a consacré sa vie à la peinture. Elle s’installe à Paris en 1929, avec son époux Pierre Dalloz. Le couple mène une vie mondaine et devient l’ami des poètes et des gens de lettres. Travailleuse infatigable, elle peint, dessine et expose dans de nombreux salons. Elle réalise des portraits de commande pour la bourgeoisie parisienne et s’adonne un temps à l’écriture. Chaque été, elle revient dans la maison familiale de la Grand’Vigne à Sassenage pour se consacrer exclusivement à son art.
A l’occasion du centième anniversaire de sa naissance, un hommage devait être rendu à cette grande dame de la peinture qui témoigna, sa vie durant, de son attachement à ses racines iséroises. En relation avec son fils, Guillaume Dalloz, qui participe à la reconnaissance et à la valorisation de l’œuvre de sa mère, le Musée a choisi de présenter son travail de maturité, réalisé entre les années 1940 et 1990. Pour l’essentiel, les 32 peintures illustrent la production d’Henriette Gröll lors de ses séjours à Sassenage tandis que les dessins à l’encre de Chine évoquent son travail parisien.
Une année à Roissard
Photographie Emmanuel Breteau
Du 16 juin au 25 septembre 2006
Depuis que le projet de l’autoroute A 51 se précise aux portes de Roissard, commune rurale située non loin de Monestier-de-Clermont dans le Trièves, le village s’interroge sur son évolution. Quel tracé pour l’autoroute, quel avenir pour l’agriculture et les activités des habitants, comment répondre à la demande foncière qui se dessine ? Devant ces interrogations, très vite s’est imposée la nécessité de comprendre ce qu’est Roissard aujourd’hui pour mieux imaginer ce qu’il sera demain, dans les dix, vingt ou trente prochaines années, à l’aune de l’évolution attendue du village.
Pour ce faire, la municipalité a souhaité constituer un fonds photographique destiné aux générations futures. Elle a confié à Emmanuel Breteau, photographe et habitant du village, le soin de fixer sur sa pellicule la mémoire d’une année de vie à Roissard, et de dresser un inventaire des paysages de la commune. Le reportage terminé, l’artiste nous livre un travail sensible. La présentation d’une cinquantaine de clichés nous promène dans le quotidien des habitants de Roissard au cœur de ce village de moyenne montagne.
Alexandre Debelle
Itinéraire d'un paysagiste
Oeuvres inédites
12 février - 15 mai 2006
Lorsqu’il décide de devenir peintre, vers 1830, le jeune Alexandre Debelle (1805 – 1897) s’engage dans une carrière de paysagiste. Il s’inscrit ainsi dans une tradition artistique fortement ancrée à Grenoble. En cette période romantique, Debelle, comme ses contemporains, part à la découverte de son environnement et de son patrimoine. De ses excursions et de ses voyages, il rapporte de nombreux dessins dont beaucoup seront gravés ou lithographiés. Ils nous sont connus aujourd’hui grâce à la publication d’ouvrages comme le Guide du voyageur à la Grande Chartreuse (1836), les quatre volumes de l’Album du Dauphiné (1835-1839), l’Album d’Uriage (1849) ou Uriage et ses environs, guide pittoresque et descriptif (1850). Si sa carrière de paysagiste est brève, Debelle nous laisse ainsi un témoignage attachant des paysages et monuments en ce début de XIXe siècle.
A travers un parcours d’œuvres inédites, aquarelles et dessins, représentant Grenoble et sa région, l’exposition présente Debelle paysagiste et illustrateur d’albums, notamment l’Album du Dauphiné réalisé en collaboration avec Victor Cassien, et l’Album d’Uriage, cet ouvrage rare et raffiné. La présentation de dessins exécutés d’après nature et de planches lithographiées originales permet de saisir le lien entre le travail du dessinateur et celui du lithographe. Une presse lithographique, remise en état de fonctionnement et présentée au cœur de l’exposition, sera l’occasion de revenir sur la lithographie, sa technique, son apport pour l’artiste et la facilité qu’elle lui donne de reproduire ses oeuvres. Des démonstrations d’impression seront assurées par Blandine Leclerc, artiste et responsable de l’atelier de gravure de l’Ecole supérieure d’art de Grenoble.
François Guiguet
1860-1937
Extraits de la collection du musée de Corbelin Isère
14 octobre 2005 - 16 janvier 2006
Il y a tout juste vingt ans, la commune de Corbelin recevait en donation un fonds très important d’œuvres du peintre et dessinateur François Guiguet. Présentées depuis 1989, en expositions temporaires au Musée François Guiguet de Corbelin, ces œuvres quittent pour la première fois le nord de l’Isère pour venir au devant du public grenoblois.
Né et décédé à Corbelin, François Guiguet a mené sa carrière à Paris et à Lyon mais est resté très attaché à son pays d’origine. Ce peintre qui a reçu les conseils du paysagiste Auguste Ravier, célèbre peintre dauphinois, s’est aussi lié d’amitié avec Puvis de Chavannes, Degas mais aussi Luigi Chialiva qui lui a révélé les techniques des anciens Maîtres. Fort de ses rencontres et soutiens, il s’est forgé une personnalité qui permet de reconnaître ses œuvres à sa note particulière. François Guiguet, peintre intimiste et portraitiste, s’est fait une spécialité de la représentation de l’enfance, de la femme, du regard et de la vie. C’est dans sa maison natale, où il est revenu régulièrement, qu’il a trouvé auprès de sa famille une source d’inspiration.
A travers un parcours de 46 dessins et de 15 huiles, la présentation invite à la découverte de cette collection exceptionnelle en mettant l’accent sur les motifs conçus à Corbelin, privilégiant ainsi la part la plus intime de l’œuvre de cet artiste d’origine dauphinoise.
Carcasses
Le vélo dans ma vi(ll)e
Photographies
Jean-Pierre Loubat & Jean-Olivier Majastre
10 juin - 19 septembre 2005
Durant l’année 2003, deux Grenoblois : le photographe Jean-Pierre Loubat et le sociologue Jean-Olivier Majastre se découvrent une passion pour les vélos abandonnés dans la ville, pour ces objets désossés et perdus dont il ne reste bien souvent qu’une roue, un cadre, un guidon. Interpellés par ces « carcasses », ils se prennent au jeu de la curiosité pour ces épaves, pour en saisir, à travers la photographie, la diversité des formes, l’excentricité des «blessures » et leur situation dans l’espace urbain. D’une campagne photographique conduite sur deux années, le Musée de l’Ancien Évêché expose aujourd’hui un travail artistique composé de trente planches qui invitent à porter un autre regard sur ce que J.O. Majastre nomme les nouveaux objets urbains identifiés.
L'exposition s'applique en outre à cerner la place du vélo dans la cité et ses relations avec les piétons et les automobilistes, à travers une présentation illustrée de l’histoire de cette « belle mécanique » à Grenoble et en Isère.
Ainsi ces « carcasses » nous incitent-elles à (re)découvrir le vélo, dans la ville mais aussi dans notre histoire sociale et culturelle.
Le patrimoine de l’Isère en BD
L’histoire de l’Isère en BD par Gilbert Bouchard
Le tabernacle d’Aoste (Isère)
6 novembre 2004 – 30 mai 2005
En janvier 2004, paraissait le cinquième et dernier tome de L’histoire de l’Isère en BD, réalisé par Gilbert Bouchard. Cet ouvrage marque le point final d’une série de bandes dessinées qui présente l’histoire de l’Isère, de la Préhistoire à nos jours, au fil d’images habilement composées, nourries de références patrimoniales.
Autour de la présentation de l’auteur et de ses passions, l’histoire et le dessin, l’exposition invite à comprendre la réalisation d’une BD historique, de la recherche documentaire à l’impression de l’ouvrage. Scénario case par case, rédaction des textes, composition et mise en couleurs des planches, etc., toutes les étapes de création d’une BD sont présentées. Pour parfaire la présentation du travail de création, encore fallait-il confronter la BD à ses sources et particulièrement aux références patrimoniales empruntées au musée. C’est donc dans l’exposition permanente que le visiteur découvre des vignettes en situation, agrandies et présentées sur des panneaux colorés, à proximité immédiate des collections.
Pour illustrer cette rencontre du patrimoine et de la BD, le musée présente un élément de mobilier liturgique remarquable, le tabernacle à gradins de Saint-Didier d’Aoste. Datée de la fin du XVIIème siècle et protégée au titre des Monuments historiques, cette pièce de collection retrouve vie au travers d’une BD inédite, réalisée par Gilbert Bouchard et proposée par le musée.
Peintre(s) à Proveysieux
17 octobre 2003 – 10 mai 2004
C'est en 1863, que Théodore Ravanat, peintre paysagiste grenoblois, s'installe avec ses amis, Aristide Albert et Albert Ravanat à Proveysieux. Cette petite bourgade, située à proximité de Grenoble, dans un vallon du massif de la Chartreuse, offre un motif artistique varié et un environnement idéal pour ces passionnés de peinture, de nature et de randonnées.
Ils sont très vite rejoints par leurs amis, artistes de formation et de sensibilité diverses, et par des personnalités de la vie grenobloise. Tous aiment se retrouver à Proveysieux et apprécient, lors des repas pris en commun à l'auberge Aux Grandzgousiers, ces temps de loisirs et d'échanges autour de passions partagées comme la peinture, le patois régional, la photographie, etc... C'est ainsi que Proveysieux a vu se développer un foyer artistique et culturel renommé qui a perduré pendant près de quatre-vingts ans.
Avec la présentation de soixante-cinq tableaux signés Théodore Ravanat, Jean Achard, Diodore Rahoult, Henri Blanc-Fontaine, Victor Cassien, Edouard d'Apvril, Tancrède Bastet, Charles Bertier… et une sélection de photographies présentant quelques scènes de dimanche en famille, l'exposition retrace l'aventure de cette colonie d'artistes qui permit, pendant quelques décennies, à Proveysieux de vivre une aventure artistique et mondaine hors du commun.
Chroniques pontoises
Déambulation en images à Pont-en-Royans
Pascal Sarrazin – Topophotografilms
6 juin – 22 septembre 2003
De mai à juillet 2002, Pont-en-Royans a accueilli, en résidence d’artiste, le photographe isérois Pascal Sarrazin. Durant ces trois mois, il a vécu au quotidien dans la ville, saisissant des instants de vie : personnages en mouvement, lieux changeants, objets animés qu’il collecte à l’aide de sa caméra super 8 pour nous offrir ce qu'il nomme des « topophotografilms ».
De ces rencontres avec un territoire et ses habitants, l’artiste a mûri un travail original, un regard curieux, patient et sensible sur le quotidien des gens de Pont-en-Royans. Au travers de sa démarche photographique, Pascal Sarrazin propose des portraits… portraits parlants, portraits vivants mêlés aux relevés photosensibles, une sorte d’inventaire poétique, minéral, végétal et architectural.
Des centaines de clichés produits, Pascal Sarrazin nous livre, dans l’exposition qu’il a imaginée et construite en une véritable installation plastique, un pays en mouvement, une « mémoire toujours changeante», vivante. Autour de six vues panoramiques, se déroule un monde d’images animées par la vision du photographe et le regard du spectateur.
Présentée une première fois à La Halle à Pont-en-Royans, Chroniques pontoises trouve, pour un temps, sa place au Musée de l’Ancien Evêché, lieu de reflet et de diffusion de toutes les formes que prend le patrimoine départemental.
Chartreuses d'Europe
Regard sur une collection
26 octobre 2002 – 5 mai 2003
Au XVIIe siècle, Dom Le Masson, prieur de la Grande Chartreuse, lance la constitution d’une collection de peintures représentant les maisons de l’ordre afin de suivre les travaux de construction ou de reconstruction des monastères, mais aussi de témoigner du rayonnement de l’ordre.
Ces œuvres monumentales (2,50 m x 2,20 m), en vue cavalière, ont été longtemps conservées avec soin par les pères, avant de subir de graves dommages au XXème siècle.
Conservées aujourd’hui dans les bâtiments du monastère, les soixante-dix-sept huiles sur toile qui nous restent de cette collection viennent d’être classées au titre des Monuments historiques. Avant que ne débute un important programme de restauration, les pères chartreux ont généreusement accepté de prêter au musée, pour la durée de l’exposition, une sélection de vingt-trois œuvres présentant des chartreuses de France, d’Autriche, d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne, d’Angleterre et de Suisse.
Au-delà du témoignage sur l’histoire de l’ordre, la richesse iconographique de ces toiles, peintes par des artistes anonymes, présente de multiples intérêts : l’architecture cartusienne enrichie par les courants et les styles régionaux, l’économie des couvents (l’élevage, l’industrie), la vie monastique, les échanges avec le monde extérieur, etc. Ces monastères constituent néanmoins des espaces clos qui marquent une rupture entre le monde des hommes et celui de Dieu.
Faciès Inventaire
Chronique du foyer de la rue Très-Cloîtres à Grenoble
Photographies Hamid Debarrah
Écriture Jean-Pierre Chambon
Présentée par la compagnie Les Inachevés
1er juin 2002 – 16 septembre 2002
« Faciès Inventaire. Chronique du foyer de la rue Très-Cloîtres à Grenoble» présente un travail photographique d'Hamid Debarrah, prolongé par le regard poétique de Jean-Pierre Chambon. Tous deux ont partagé le quotidien des habitants du foyer de l’Office Dauphinois des Travailleurs Immigrés, rue Très-Cloîtres à Grenoble. Les photographies nous font pénétrer dans la vie du foyer à travers les visages, les objets, les lumières tandis que les textes nous interrogent sur ces hommes que nous croisons sans jamais les connaître. Cette création nous offre une vision originale de l'immigration au quotidien.
L'exposition présente neuf séquences d'images. Chaque séquence se compose du portrait d'un homme, en tirage négatif et en tirage positif, pour dire la vie d'ici et de là-bas, et de quatre images prises dans son environnement proche : des clefs, une bouilloire, un tableau… Sous la plume inspirée et sensible de Jean-Pierre Chambon, un texte court et poétique conclut chaque séquence.
Ce travail, réalisé dans le cadre d'un programme de création conduit par la compagnie Les Inachevés en 2001, trouve une place légitime au Musée de l'Ancien Evêché, soucieux de faire connaître le quartier Très-Cloîtres, les hommes et les femmes qui y vivent.
Abbé Calès, un homme, un peintre
29 septembre 2001 – 8 avril 2002
Peintre et curé de Tencin, ami de Jules Flandrin et d’Henriette Deloras, Pierre Calès (1870–1961) occupe une place particulière dans le paysage artistique régional. On retient aujourd’hui de lui tout autant son œuvre abondante que sa personnalité hors du commun.
Autour d’une soixantaine de tableaux appartenant à des collections privées françaises et étrangères, cette exposition retrace le parcours de l’artiste : un début de carrière influencé par les peintres paysagistes dauphinois avant que ne s’affirme une vraie modernité. Marqué par l’impressionnisme, ses principaux thèmes d’inspiration sont liés au paysage. Il peint et repeint volontiers les mêmes lieux, saisissant les ambiances, les lumières toujours changeantes. Sa peinture vigoureuse, grâce à la technique de l’huile au couteau sur carton avec des « réserves », rend le côté sauvage de la nature.
On connaît de lui ses nombreuses Vallée ou encore ses Trois arbres, thèmes qu’il puise dans son environnement immédiat, mais il nous livre aussi des paysages de mer et de ports, qu’en voyageur confirmé il a visité, et qu’en connaisseur il a peint.
Le Triptyque de La Tour-du-Pin
15 avril 2000 – 10 juillet 2001
Pour sa première exposition temporaire, le musée de l’Ancien Évêché accueille le monumental triptyque de La Tour-du-Pin, superbement restauré, afin de donner un coup de projecteur sur l'un des fleurons du patrimoine religieux isérois.
Longtemps attribué à un élève de Dürer, cette œuvre de la Renaissance, classée Monument historique, livre une interprétation magistrale de la crucifixion : les deux volets mobiles représentent la montée du Christ au calvaire et la descente de la croix, le panneau central déploie la lamentation tandis que le revers offre la vision énigmatique d'un gisant drapé dans son linceul. Le caractère exceptionnel de cette œuvre dans le paysage artistique régional, ses dimensions inhabituelles, l'intérêt passionné qu'elle a suscité entourent le tableau de mystère. Qui en est l'auteur ? Quelles en sont les influences majeures ? Comment expliquer sa présence en Isère ? En présentant le triptyque avant qu'il ne retrouve naturellement sa place dans l'église de La Tour-du-Pin, le Musée de l'Ancien Évêché a souhaité donner un nouvel éclairage sur l'une des pièces maîtresses du patrimoine régional.